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Thérapie par stimulation cognitive

Problème de santé : Troubles cognitifs

Psychosociales
Code de la fiche :
NPIS-00000001

Désignation

Thérapie par stimulation cognitive (TSC)

Indication principale

Réduire le trouble cognitif chez une personne ayant un diagnostic de trouble neurocognitif majeur léger, et en particulier dans le cas d’une maladie d’Alzheimer ou apparentée.

Comment ça se passe ?

  • La thérapie par stimulation cognitive ou Cognitive Stimulation Therapy stimule la mémoire, les fonctions exécutives et le langage.
  • Les séances se déroulent en groupe de 8 personnes maximum, sur un rythme de 2 séances par semaine de 45 à 60 minutes chacune, supervisées par le professionnel, le tout sur une durée totale de 7 semaines.
  • Elles ont lieu en intérieur de préférence dans un établissement de santé, une résidence, un accueil de jour ou une association, le tout dans un environnement calme, confortable et sans distraction.
  • Une séance suit le schéma suivant : un temps d’accueil de chaque participant ; un nom de groupe et une chanson ; un repère temporel du jour (date du jour, heure, météo) ; une discussion sur l’actualité ; une activité principale et enfin, un bilan de la séance.
  • Chaque exercice crée un environnement favorable aux apprentissages.

Autres bénéfices santé

  • Amélioration de l’humeur en prévenant un état dépressif et en favorisant les interactions sociales.
  • Amélioration de la qualité de vie.
  • Impact positif sur le « fardeau de l’aidant ».

Risques directs

Pas de risque grave pour la santé constaté à ce jour.

Risques d’interaction

Aucun constaté à ce jour.

Contre-indications

Contre-indiquée en cas de troubles cognitifs sévères, de déficit auditif ou visuel sévère ou de troubles du comportement incompatibles avec une pratique de groupe.

Précautions

Chaque participant est invité à faire part de toute gêne physique ou émotionnelle ressentie durant les séances.

Dispositifs règlementaires prévus

  • Prescription médicale de l’INM par l’équipe de soin spécialisée.
  • Encadrement par un psychologue, un neuropsychologue, un ergothérapeute ou un.e infirmier.e, formé.e à l’Intervention Non-Médicamenteuse.

Auteur(s) de la fiche

Jean-Bernard Mabire Lien ORCID
Date de création : 10/07/2024
Date de révision : 14/04/2026
Version : V04



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Désignation

Thérapie par stimulation cognitive

Abréviation

CST

Catégorie

Psychosociale

Objectif principal de santé

Explication

La thérapie par stimulation cognitive stimule implicitement la mémoire, les fonctions exécutives et le langage. L'INM stimule la neuroplasticité, favorise les interactions sociales, renforce l'engagement cognitif, améliore le bien-être émotionnel et développe des routines pour la vie quotidienne.

Test de routine

  • Montreal Cognitive Assessment (MoCA)
  • Mini-Mental State Examination (MMSE)

Seuil

  • MoCA > 26
  • MMSE < 27

Seuil individuel de changement clinique

  • MoCA > 5
  • MMSE < 27

Bénéfice secondaires

  • Amélioration de l’humeur en en prévenant un état dépressif et en favorisant les interactions sociales (McDermott, 2019; Desai, 2024).
  • Amélioration de la qualité de vie (McDermott, 2019; Desai, 2024).
  • Impact positif sur les aidants (McDermott, 2019).
  • Bons résultats en termes de coûts/utilité et de coûts/efficacité (Knapp, 2006).

Risques directs

Pas de risque grave pour la santé constaté à ce jour (Luo, 2023; Sikkes, 2021).

Risques d’interaction

Aucun constaté à ce jour.

Mécanismes biologiques et psychosociologiques

  • Stimulation des processus d’apprentissage, de développement de la réserve cognitive et de la plasticité neuronale (Spector, 2003).
  • L’INM stimule quatre processus en parallèle, physique en jouant sur la sensorialité et la motricité fine, cognitif en sollicitant la mémoire, le langage et l’orientation spatiale et temporelle), comportemental en influant sur l’humeur et psychosocial en favorisant les interactions et la communication (Behfar, 2023). Chaque exercice créé un environnement favorable aux apprentissages et aux relations sociales. Il stimule le fonctionnement des réseaux neuronaux cérébraux existants et encourage le fonctionnement de voies neuronales alternatives (Aguirre, 2014).

Public répondeur

Adulte ayant un diagnostic de trouble neurocognitif majeur léger, et en particulier dans le cadre d’une maladie d’Alzheimer.

Public non répondeur

Contre-indiquée en cas de troubles cognitifs sévères, de déficit auditif ou visuel sévère ou de troubles du comportement incompatibles avec une pratique de groupe.

Participants

Groupe
Minimum : 5
Maximum : 8

Durée

7 semaines

Nombre de séances par semaine

2 séances supervisées

Procédure

  • Approuvée par la fédération internationale sur la maladie d’Alzheimer https://www.alzint.org/.
  • Développée en Grande-Bretagne à l’International Cognitive Stimulation Therapy Centre et utilisée dans 35 pays (Aguirre, 2014).
  • 14 séances de 45 à 60 minutes sur 7 semaines, à raison de 2 séances par semaine avec des thèmes spécifiques (Woods, 2006).
  • Supervisée par deux professionnels formés.

Composants

  • Les séances suivent le même schéma : accueil des membres individuellement - nom de groupe et chanson - orientation temporelle - discussion sur l’actualité - activité principale - conclusion.
  • Techniques de stimulation implicite de différentes compétences cognitives, telles que la mémoire, les fonctions exécutives et le langage.
  • A partir d’activités en groupe, comme des exercices de catégorisation, d'association de mots et de discussion sur l'actualité.

Matériel

  • Chaise confortable.
  • Table.
  • Tableau blanc.
  • Manuel disponible en plusieurs langues.
  • Objets comme des puzzles, des jeux de mots, des supports artistiques et des aide-mémoires.
  • Ressources multimédias comme de la musique, des vidéos et des photographies peuvant améliorer l’engagement et fournir une stimulation sensorielle.

Lieu de pratique

  • En intérieur de préférence dans un établissement de santé, d’hébergement, une résidence, un accueil de jour ou une association.
  • Espace calme, bien éclairé, confortable et sans distractions.
  • INM utilisable dans les pays en développement (Stoner, 2021).

Bonnes pratiques de mise en œuvre

  • S’appuyer sur le manuel de formation et le DVD élaborés qui incluent des conseils sur la manière de planifier, d'animer les séances et de contrôler les progrès accomplis (Woods, 2006). Le manuel a été traduit et adapté à d'autres cultures et pays (Aguirre, 2014; Marinho, 2021; Paddick, 2017; Wong, 2018) avec un site support http://www.cstdementia.com/page/cst-in-practice.
  • Choisir un environnement social optimisé pour améliorer les acquisitions de ressources cognitives, réduire la stigmatisation et augmenter le bien-être.
  • Favoriser le plaisir, l'enthousiasme, le sentiment d'appartenance, la communication interpersonnelle, la réassurance (redonnant confiance en soi et en ses capacités) et la volonté d'essayer de nouvelles choses (ou esprit d’initiative). Organiser des groupes adaptés pour favoriser la dynamique et la communication.
  • Une étude d’implémentation a montré que le programme était perçu comme agréable par les patients et leurs soignants (McAulay, 2020). Elle a révélé une amélioration de l'état nutritionnel des participants, qui mangeaient ensemble, ainsi qu'une amélioration de leur état ambulatoire et de leur transfert, puisqu'ils devaient sortir de leur chambre pour assister aux séances, et une amélioration de leurs interactions sociales.
  • Respecter les doses d’implémentation pour garantir les bénéfices (Holden, 2021).

Bonnes pratiques de pérennisation

Un programme de maintien des acquis a été développé, il se nomme Maintenance Cognitive Stimulation (Orrell, 2014; D'Amico, 2015). Il comprend 24 séances hebdomadaires supplémentaires qui suivent la même structure et les mêmes principes que le programme TSC, avec un thème spécifique comprenant une activité d'orientation, des rappels et une chanson de groupe.

Précautions

  • S'assurer que chaque participant est capable de participer au programme TCS en évaluant ses capacités cognitives et fonctionnelles au préalable.
  • S’adapter aux besoins et aux capacités individuelles pour éviter l’abandon en ajustant le programme TCS et les activités proposées à chaque séance.
  • S’appuyer sur les goûts et les intérêts de chaque membre du groupe pour proposer des activités et des thématiques de travail.
  • Veiller à ce que chaque participant se sente à l'aise en l’impliquant et l’incluant à chaque séance.
  • Assurer la sécurité de chaque participant en fournissant un soutien adéquat et individualisé durant chaque séance.
  • Éviter la surstimulation ou la fatigue en raccourcissant des exercices et en prévoyant des pauses.
  • Veiller à ce que chaque participant ne ressente pas de gêne physique ou émotionnelle durant les séances en étant attentifs aux signes verbaux et non-verbaux.
  • S’intéresser à l’impact du programme en faisant un suivi post-programme.

Caractéristiques réglementaires

  • Prescription médicale de l’INM dans le cadre d’une équipe spécialisée Alzheimer.
  • Libre de droit, mais le praticien doit se référer au manuel de l’INM (Woods, 2006).

Initiateur principal

Aimee Spector https://orcid.org/0000-0003-4448-8143, Lene Thorgrimsen, Bob Woods, Lindsay Royan, Steve Davies, Margaret Butterworth, Martin Orrell, Department of Psychiatry and Behavioural Sciences, University College London, UK.

Qualification requise

  • Psychologue, neuropsychologue, ergothérapeute ou infirmière.
  • Professionnel formé à l’INM.

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