Une INM c’est quoi ?
Le référentiel pourquoi ?
A qui s’adresse cette plateforme ?
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Je suis un citoyen, un patient, un aidant ou en première visite un professionnel
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Je vais pouvoir trouver facilement des informations sur les interventions qui sont réellement des INM. Je pourrai également faire des retours d’usage. Si je souhaite aller plus loin, je serai orienté vers les conditions d’accès à l’ensemble des données et fonctionnalités du Référentiel des INM.
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Je suis un professionnel de la santé souhaitant accéder à l’intégralité des fiches INM
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Je vais pouvoir trouver des informations complètes sur les protocoles des INM pour approfondir mes connaissances et mes pratiques. Je vais pouvoir faire des retours d’usage.
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Je suis un représentant d’une autorité, d’une institution ou d’une organisation, liée à la santé
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Si mon organisme d’exercice est partenaire de la NPIS, je pourrai accéder à l’ensemble des données et fonctionnalités du Référentiel des INM.
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Je souhaite soumettre une proposition de nouvelle INM dans le Référentiel
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Si mon projet répond bien à la définition d’une INM et s’il est suffisamment étayé par des études menées scientifiquement, je serai orienté vers un formulaire qui me permettra de rédiger la fiche INM relative à mon projet.
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Je suis un expert retenu au titre de la procédure de validation de fiche INM
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Si j’ai reçu un courriel de la NPIS m’accréditant en tant qu’Expert dans un domaine défini, je pourrai m’inscrire pour participer à la procédure d’expertise pour laquelle j’ai été sollicité.
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En savoir plus sur la NPIS et sur les INM :
Questions et réponses de la NPIS
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Toutes les pratiques de bien-être sont-elles des INM ?
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Bouger, manger, boire, dormir, parler, lire, écrire, peindre, écouter de la musique, regarder un film, danser, rire, marcher, chanter, méditer, jardiner, fréquenter des amis (...) sont des activités de la vie quotidienne, certaines pouvant générer de la joie, du plaisir, de l’épanouissement, du bien-être... Libre à chacun dans un pays démocratique de les interpréter et les vivre à sa manière. On parle de philosophie de vie, de mode de vie, d’art de vivre, de développement personnel. Autrement dit, une activité de la vie quotidienne n’est pas une INM, même si elle peut contribuer aléatoirement et ponctuellement à la santé de certaines personnes. Activité occupationnelle ou traitement d’un problème de santé identifié par la médecine diffèrent.
Les produits suivants ne sont pas des INM :- Produit d’hygiène et de beauté (shampoing, dentifrice, brosse, crème pour le corps…),
- Produit naturel (plante, aliment, champignon, huile essentielle…),
- Produit de santé (médicament, matériel biologique implantable, complément alimentaire…),
- Dispositif médical (organe artificiel, prothèse, orthèse, application digitale, système de monitoring…).
Les biens et services suivants ne sont pas des INM :- Produit ou service culturel (jeu vidéo, livre, podcast, pratique artistique, visite de musée, théâtre, écriture…),
- Produit ou service de consommation courante (coiffure, soin esthétique, restauration…).
Les actions suivantes ne sont pas des INM :- Action de promotion de la santé publique (campagne de communication, vidéo, affiche, livret, site, post…),
- Aménagement architectural (création d’une rampe d’accès…),
- Aménagement environnemental (reboisement d’un parc, création d’un atelier sportif…).
Les approches suivantes ne sont pas des INM :- Discipline professionnelle (kinésithérapie, psychologie, diététique, santé publique…),
- Approche éducative (développement personnel…),
- Pratique ésotérique (pratique spirituelle, culte religieux, art divinatoire, sorcellerie…).
Les organisations suivantes ne sont pas des INM :- Organisation de santé (réseau, plateforme, cabinet, maison de santé, établissement de santé…),
- Dispositif de santé (plateforme numérique…).
Les mesures suivantes ne sont pas des INM :- Politique de santé (stratégie, plan, programme…),
- Réglementation (arrêt, décret, loi…),
- Décision de justice (mise en garde, condamnation…).
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Pourquoi un lien si direct entre étude mécanistique, clinique et d’implémentation dans le NPIS Model ?
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L’enchaînement entre études mécanistique, interventionnelle et d’implémentation constitue la colonne vertébrale du positionnement épistémologique du NPIS Model sur l’évaluation des INM. Cela ne signifie pas qu’une étude interventionnelle par exemple ne peut pas questionner des mécanismes biologiques ou des processus psychosociaux. Cette colonne vertébrale donne de la cohérence aux études et structure le processus de validation des INM pour une intégration dans un référentiel de pratiques normalisées.
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Comment utiliser le Référentiel des INM en pratique ?
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Un professionnel de la santé indépendant ou une équipe multidisciplinaire d’une maison de santé pluriprofessionnelle, d’un réseau de soin, d’un hôpital, d’un établissement médico-social, d’un établissement médicoéducatif, d’un établissement pour personnes âgées, d’une résidence, d’un centre de prévention, d’un service de médecine du travail, d’un établissement scolaire/universitaire, d’un service de soin palliatif (...) choisit une ou plusieurs INM à intégrer dans le parcours individualisé de santé d’une personne, qu’elle soit en perte d’autonomie (ex. : personne fragile âgée de plus de 90 ans), exposée à un risque majoré de maladie (ex : tabagisme d’un salarié), en situation de handicap (ex : perte d’autonomie due à un paraplégie) ou malade (ex : maladie neuro-évolutive par exemple). Les problèmes de santé étant aujourd’hui plurifactoriels et complexes, les solutions trouvées pour améliorer la santé de chaque personne sont multiples et fonction de la disponibilité locale. Plusieurs INM peuvent être proposées en prévention, soin et soutien par un médecin, tout autre professionnel de santé autorisé (ex : pharmacien, infirmier, sage-femme, kinésithérapeute) ou une équipe. Elles sont cataloguées dans une plateforme numérique centralisée, le Référentiel des INM. Elles complètent les autres solutions de santé proposées à un moment du parcours de vie d’une personne (médicament, dispositif médical, hospitalisation, aide sociale). Elles évoluent avec le temps en fonction de l’état de santé de la personne, de sa fragilité et de sa demande (Figure 4).
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Pourquoi une société savante internationale des INM ?
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Les INM sont un domaine dans lequel circulent de nombreux amalgames entre connaissance scientifique et opinion du fait de leur objectif, la santé humaine, et du fait de leur mode opératoire, des protocoles immatériels. Il faut pourtant apprendre à distinguer la science de la recherche devant la démultiplication des outils et des vecteurs d’information (Klein, 2020), en particulier sur le sujet des INM. Les mêmes canaux de communication véhiculent des connaissances scientifiques et des croyances, opinions, commentaires... Des informations aux statuts différents se contaminent. Une connaissance peut devenir la croyance d’une communauté particulière, et vice-versa.
La science correspond à des connaissances établies, un corpus de connaissances sur des questions bien posées et précises. Ces connaissances jusqu’à preuve du contraire n’ont pas à être remises en cause. Un chercheur ne se repose pas la question de la forme de la Terre. C’est acquis, elle est ronde. La question est tranchée. La science approche de la vérité. Les sociétés savantes jouent un rôle majeur dans l’établissement de ces consensus scientifiques de qui est connu et reste à connaître.
La recherche correspond à des questions dont nous ne connaissons pas les réponses. Ces questions bien posées n’ont pas encore de réponse. Un chercheur travaille sur le sujet par différentes méthodes et stratégies. La recherche cultive le doute. Les sociétés savantes œuvrent au développement de la recherche sur un territoire et un thème précis.
Compte tenu que les INM sont des protocoles universels de santé centrés sur la personne et administrés par des humains, une société savante multidisciplinaire internationale devait être créée, c’est chose faite depuis 2021. Cette société s’intitule la Non-Pharmacological Intervention Society (NPIS). -
Pouvez-vous donner quelques exemples d’INM ?
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A DOMINANTE PSYCHOSOCIALE
Des psychothérapies- Thérapie par stimulation cognitive pour les stratégies de mémorisation dans la maladie d’Alzheimer en 14 séances par un psychologue dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Programme de Mindfulness Based Stress Reduction (MBSR-BC) contre l’anxiété durant les traitements du cancer en 8 séances de groupe par un psychologue clinicien, un psychiatre ou un médecin dans un service d’oncologie, une association de patients, un cabinet, une maison de santé ou un établissement de santé.
- Thérapie Acceptance and Commitment Therapy contre la douleur chronique en 9 séances de groupe par un psychologue clinicien ou un psychiatre dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet
- Thérapie Cognitivo-Comportementale contre l’insomnie (TTC-I) en 6-8 séances individuelles distancielles ou présentielles par un neuropsychologue, un psychologue clinicien, un psychiatre ou un neurologue dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Programme Now I Can Do Heights utilisant un programme utilisant un casque de réalité virtuelle contre l’acrophobie (peur du vide) par un psychologue clinicien ou un psychiatre dans un cabinet ou une maison de santé.
Des programmes de prévention santé- Programme d’éducation thérapeutique du patient Living well with COPD contre les symptômes et les exacerbations de la BPCO en 2 mois et 4 sessions en présentiel ou distanciel par un infirmier, un médecin ou un pharmacien dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet
- Méthode CHESS (Chronic Headache Education and Self-management) d’autogestion des migraines par un infirmier ou un médecin dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Programme MyFriend Youth en prévention des troubles de l’anxiété et de la dépression chez les élèves de 12 à 15 ans, 10 séances, psychologue scolaire ou infirmier scolaire, établissement scolaire
- Méthode d’hypnothérapie Spiegel spécialisée dans l’arrêt du tabac en 3 séances par un psychologue, un infirmier, un médecin ou un hypnothérapeute dans un cabinet, un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Thérapie cognitivo-comportementale contre la dépression (TCC-d) par un psychologue clinicien ou un psychiatre dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
A DOMINANTE CORPORELLE
Protocoles de physiothérapie- Méthode McKenzie contre le mal de dos par un kinésithérapeute dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Programme d’entraînement des muscles du plancher pelvien (PFMT) par une sage-femme ou un kinésithérapeute dans une maison de santé ou un cabinet.
- Programme de rééducation suite à la pose d’une prothèse de hanche en 6 à 10 séances par un kinésithérapeute dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
Programmes d’activités physiques adaptées- Programme Dance therapy for Parkinson Disease contre les symptômes psychologiques de la maladie de Parkinson par un enseignant en APA dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Programme de réentraînement à l’effort au seuil ventilatoire contre la dyspnée provoquée par la BPCO par un enseignant en APA ou un kinésithérapeute dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Programme d’APA anti-fatigue durant les traitements d’un cancer du sein, de la prostate ou du colon par un enseignant en APA dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
Cures thermales- Cure thermale spécialisée contre la gonarthrose par un kinésithérapeute ou un agent thermal dans un établissement thermal.
A DOMINANTE NUTRITIONNELLE- Régime sans gluten contre la maladie cœliaque par un diététicien dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
- Régime FODMAP contre les troubles gastro-intestinaux par un diététicien dans un établissement de santé, une maison de santé ou un cabinet.
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Pourquoi attribuer un code unique à chaque INM listée dans le Référentiel ?
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L’interopérabilité entre les systèmes d’information des opérateurs de santé et des financeurs est la condition cardinale de l’efficience des INM. L’attribution d’un code unique à une INM améliore l’information, la prise de décision, la qualité de la mise en œuvre, la traçabilité, la monétisation et les analyses d’impact. Une INM devient ainsi un acte identifié dans une nomenclature institutionnelle. Les caractéristiques d’une INM sont décrites et justifiées par des études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture respectant les attendus de la recherche internationale en santé. Elles doivent être conformes au NPIS Model. Les pratiques innovantes deviennent par un processus de normalisation et d’expertise indépendante, des INM labélisées NPIS©. Elles peuvent être intégrées dans les parcours personnalisés de santé par un professionnel, une équipe pluridisciplinaire, un centre de santé, un établissement de soin, une structure médico-sociale, un réseau de santé, une plateforme digitale ou tout autre organisation habilitée à délivrer des solutions de santé. Avec une codification unique pour chaque INM et interopérable avec les nomenclatures assurancielles/métiers, les autorités d’un pays et les systèmes assurantiels peuvent mettre en œuvre des procédures de contrôle et de rétrocontrôle d’usage des INM selon leur niveau de gestion du risque (Figure 9). Les données provenant des usages et des expériences des utilisateurs, des professionnels, des opérateurs de santé et des institutions nourrissent de nouvelles questions de recherche. La recherche permet des innovations par exemple en isolant des INM plus spécifiques, plus efficaces, plus implémentables et plus efficientes au sein de plateformes et d’organisations territoriales.
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