Une INM c’est quoi ?
Le référentiel pourquoi ?
A qui s’adresse cette plateforme ?
-
Je suis un citoyen, un patient, un aidant ou en première visite un professionnel
-
Je vais pouvoir trouver facilement des informations sur les interventions qui sont réellement des INM. Je pourrai également faire des retours d’usage. Si je souhaite aller plus loin, je serai orienté vers les conditions d’accès à l’ensemble des données et fonctionnalités du Référentiel des INM.
-
Je suis un professionnel de la santé souhaitant accéder à l’intégralité des fiches INM
-
Je vais pouvoir trouver des informations complètes sur les protocoles des INM pour approfondir mes connaissances et mes pratiques. Je vais pouvoir faire des retours d’usage.
-
Je suis un représentant d’une autorité, d’une institution ou d’une organisation, liée à la santé
-
Si mon organisme d’exercice est partenaire de la NPIS, je pourrai accéder à l’ensemble des données et fonctionnalités du Référentiel des INM.
-
Je souhaite soumettre une proposition de nouvelle INM dans le Référentiel
-
Si mon projet répond bien à la définition d’une INM et s’il est suffisamment étayé par des études menées scientifiquement, je serai orienté vers un formulaire qui me permettra de rédiger la fiche INM relative à mon projet.
-
Je suis un expert retenu au titre de la procédure de validation de fiche INM
-
Si j’ai reçu un courriel de la NPIS m’accréditant en tant qu’Expert dans un domaine défini, je pourrai m’inscrire pour participer à la procédure d’expertise pour laquelle j’ai été sollicité.
Devenir Soumissionnaire
En savoir plus sur la NPIS et sur les INM :
Questions et réponses de la NPIS
-
Comment utiliser le Référentiel des INM en pratique ?
-
Un professionnel de la santé indépendant ou une équipe multidisciplinaire d’une maison de santé pluriprofessionnelle, d’un réseau de soin, d’un hôpital, d’un établissement médico-social, d’un établissement médicoéducatif, d’un établissement pour personnes âgées, d’une résidence, d’un centre de prévention, d’un service de médecine du travail, d’un établissement scolaire/universitaire, d’un service de soin palliatif (...) choisit une ou plusieurs INM à intégrer dans le parcours individualisé de santé d’une personne, qu’elle soit en perte d’autonomie (ex. : personne fragile âgée de plus de 90 ans), exposée à un risque majoré de maladie (ex : tabagisme d’un salarié), en situation de handicap (ex : perte d’autonomie due à un paraplégie) ou malade (ex : maladie neuro-évolutive par exemple). Les problèmes de santé étant aujourd’hui plurifactoriels et complexes, les solutions trouvées pour améliorer la santé de chaque personne sont multiples et fonction de la disponibilité locale. Plusieurs INM peuvent être proposées en prévention, soin et soutien par un médecin, tout autre professionnel de santé autorisé (ex : pharmacien, infirmier, sage-femme, kinésithérapeute) ou une équipe. Elles sont cataloguées dans une plateforme numérique centralisée, le Référentiel des INM. Elles complètent les autres solutions de santé proposées à un moment du parcours de vie d’une personne (médicament, dispositif médical, hospitalisation, aide sociale). Elles évoluent avec le temps en fonction de l’état de santé de la personne, de sa fragilité et de sa demande (Figure 4).
-
Pourquoi un lien si direct entre étude mécanistique, clinique et d’implémentation dans le NPIS Model ?
-
L’enchaînement entre études mécanistique, interventionnelle et d’implémentation constitue la colonne vertébrale du positionnement épistémologique du NPIS Model sur l’évaluation des INM. Cela ne signifie pas qu’une étude interventionnelle par exemple ne peut pas questionner des mécanismes biologiques ou des processus psychosociaux. Cette colonne vertébrale donne de la cohérence aux études et structure le processus de validation des INM pour une intégration dans un référentiel de pratiques normalisées.
-
Pourquoi le terme d’INM est-il si méconnu ?
-
Le terme INM est utilisé par les scientifiques travaillant dans le domaine de la santé depuis 1975. Mais, il n’est pas le seul. D’autres termes similaires sont utilisés comme synonymes notamment dans Pubmed, 10 en anglais pour qualifier le processus non médicamenteux (voir colonne 1, tableau 1) et 28 en anglais pour qualifier le mode opératoire (voir colonne 2, tableau 1). L’inventaire exhaustif des INM sur un moteur de recherche d’articles scientifiques est impossible à ce jour, tellement les chercheurs et les chercheuses utilisent des mots variés à la signification distincte : rehabilitation intervention, psychosocial intervention, psychosocial intervention, mental intervention, cognitive intervention, psychological intervention, behavioral intervention, psychosomatic intervention, nutrition intervention, nutritional intervention, diet intervention, food intervention, physical intervention, body intervention, exercise intervention, manual intervention, rehabilitation intervention, salutogenic intervention, natural intervention, self-help intervention, nursing intervention, therapy intervention, care intervention, disease management intervention, multimodal intervention...
Une requête sur Pubmed du 15 août 2024 indique 55 689 articles citant le terme "non médicamenteux" ou équivalent jusqu'en 2023 (Figure 7). Si ces chiffres ne remettent pas en question la tendance, ils sont sous-estimés à cause d’une base de données centrée sur des produits de santé plus que des services, les traitements biologiques plus que psychosociaux, les études sur des populations nord-américaines et les revues éditées par les organismes nord-américains. Cette logique répond à un site officiel du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique géré par le Centre National d’information Biotechnologique et est hébergé par la Bibliothèque Nationale de Médecine appartenant aux National Institutes of Health (NIH).
Une requête sur Pubmed du 15 août 2024 indique 11 642 articles citant le terme "intervention non médicamenteuse" ou équivalent jusqu'en 2023 (Figure 8). Les deux courbes témoignent d’une augmentation depuis 2000, et d’une nette accélération depuis 2010.
La HAS française encourage l’utilisation du terme INM dans la santé depuis 2011. -
Pourquoi établir un modèle unique d’évaluation des INM ?
-
Un modèle de validation scientifique des médicaments existe depuis les années 1960 et dispose d’une réglementation spécifique reconnue dans le monde entier (ex., FDA, EMA, ANSM). Une procédure similaire existe depuis peu pour les dispositifs médicaux en Europe. En revanche, aucun modèle consensuel n’existait pour les services nutritionnels, corporels et psychosociaux de santé à cause notamment de confusions entre approche, protocole et technique/ingrédient. Un travail participatif, pragmatique et multidisciplinaire de consensus a suivi les recommandations scientifiques internationales en santé à cette fin pour les INM (Ninot et al., 2023). Il a tenu compte des spécificités des INM, des risques pour la santé, de l’équilibre entre validité interne et externe, de la justification de mécanismes explicatifs et d’éthique en santé et du respect des contextes d’utilisation. Le NPIS Model accélère la recherche par une harmonisation des attendus méthodologiques et éthiques dans les INM. Il accélère aussi l’identification, le référencement, la transférabilité et la mise en œuvre des INM au profit de la santé et de la sécurité des usagers. Il améliore la qualité des formations. En définitive, le NPIS Model permet de distinguer les services individualisés fondés sur la science visant à traiter un problème de santé connu de la médecine occidentale des pratiques occupationnelles (mode de vie, art de vivre, travail, activité socioculturelle, développement personnel, recherche du bonheur, pratique spirituelle...). En ce sens, le modèle n’entrave pas la liberté des personnes à choisir un mode de vie particulier. Il vise à agir à un moment donné sur un problème de santé d’une personne ou d’un groupe de personnes dans un temps limité et un cadre réglementé par le secteur de la santé. Le NPIS Model encourage les innovations dans tous les autres secteurs de la santé, et notamment dans le domaine des organisations de santé et dans les actions de repérage précoces des problèmes de santé.
-
Pourquoi cette innovation a démarré en France ?
-
Le NPIS Model s’inscrit dans la stratégie française 2023-2027 de recherche et d’innovation en santé mondiale. Cette stratégie compte répondre aux impératifs d’équité et de solidarité, s’engager davantage pour la prévention des maladies et la promotion de la santé et mieux prendre en compte les interdépendances entre changement climatique, protection des écosystèmes et santé (France Gouvernement, 2023). La France s’est d’ailleurs dotée d’une Agence de l’Innovation en Santé et d’un plan d’investissement de 7,5 Mds € jusqu’en 2030 (Agence de l’Innovation en Santé, 2021). L’Agence souhaite anticiper les impacts des innovations sur le système de prévention et de soin, créer des coopérations entre acteurs publics et privés et identifier les priorités de recherche (Agence d’Innovation en Santé, 2021). Ce développement s’appuie sur une institution centrale en France sur les questions de recherche et de santé, l’INSERM (2024). Le NPIS Model dont la création a été soutenue par un fond d’amorçage de recherche participative de l’INSERM facilite la mise à disposition effective et rapide des innovations en INM de la recherche fondamentale à la pratique. La stratégie décennale sur les soins d’accompagnement publiée en 2024 a amplifié encore la nécessité du modèle d’évaluation standardisé des INM (France Gouvernement, 2024).
-
Le Référentiel des INM est-il un outil de lutte contre la désinformation dans le domaine de la santé ?
-
En effet, le Référentiel des INM contribue au développement de la médecine de précision. Prenons un exemple. Comment faire progresser cette médecine dans le traitement non pharmacologique de la douleur et ne pas désarçonner les patients quand une faculté de médecine aussi reconnue que Stanford publie sur son site Internet cette liste si floue, incomplète et non hiérarchisée ?
- Activité physique
- Acupression
- Acupuncture
- Application de chaleur ou de froid
- Aquathérapie
- Art thérapie
- Biofeeback
- Coaching familial
- Coaching individuel
- Conditionnement psychologique
- Désensibilisation
- Éducation thérapeutique
- Ergothérapie
- Hortithérapie
- Hypnose
- Kinésithérapie
- Lotions de massage
- Méditation
- Musico-thérapie
- Posturologie
- Présence d'un compagnon
- Soutien psychosocial
- Stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS)
- Thérapie de confort
- Thérapie par le théâtre
- Thérapie psychosociale
- Tonification et renforcement
- Yoga
Combien d'espoir déchu ? Combien de temps perdu ? Combien d'effort vain ? Combien d'argent dilapidé ? Combien de transport carboné inutile ? En tout cas, c’est une subtile manière de mettre en relief les traitements médicamenteux et les chirurgies anti-douleur aux contenus précis et aux effets probants. La NPIS et ses partenaires proposent une solution permettant de sortir de cette impasse en faveur avant tout des personnes affectées par un problème de santé. Il s’agit de donner une information fiable sur les INM les plus pertinentes. Il s’agit aussi de ne plus opposer thérapie médicamenteuse et non médicamenteuse, mais de les associer à bon escient et au bon moment.
Nos soutiens
Nos partenaires
Nos alliés
